Exposition Mohamed Triki du 03 au 20 Juin 2022

Exposition de Mohamed TRIKI

by zembra echo
Peinture
A propos de

Mohamed TRIKI

Né en 1952 à Sfax en Tunisie, Mohamed Triki découvre très tôt sa vocation sur les bancs de l'école. Durant sa jeunesse, il fréquente les ateliers d'artistes tunisiens célèbres de l'époque, Adel Megdiche, Raouf Karay et d'autres. Ensuite, il entreprend des études à l'école des Beaux-Arts de Tunis en élève libre de 1969 à 1970, sous la formation de Hédi Turki.
Son aspiration pour le dessin et la peinture l'amène à 20 ans à quitter sa ville natale, pour Bruxelles. Dès lors, il s'inscrit en 1987 à l'Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles.
Tout au long de son parcours, il participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Belgique et ailleurs. En 1994, il est fut sélectionné pour le prix Louis Schmidt à l'ULB.
Son parcours le fait voyager entre la figuration réaliste et l'abstraction soit géométrique ou lyrique. Semée de remises en question, sa démarche tend vers une expression picturale qui se veut universelle et non codifiée, bien que sa source d'inspiration première ne soit autre que la Tunisie. Les toiles de sa série 2005-2007, très colorées et expressives, dépeignent les éléments traditionnels issus de sa culture d'origine, dans un style moderne et inventif. Le travail de Mohamed est également riche en courbes et en mouvements fluides, et rejette souvent tout sens de la perspective, alors que d'autres œuvres prouvent également son habilité à travailler avec un style plus conventionnel. Le résultat est un patchwork créatif qui combine des éléments figuratifs et abstraits pour exprimer la vision de l'artiste.
Actuellement, Mohamed est retraité depuis septembre 2019.Il continue à peindre et à exposer, ses dernières expositions étaient en septembre 2019 à la maison communale de Etterbeek Bruxelles, novembre 2021 au centre culturel tunisien à Bruxelles, en avril 2022, au parcours d’artiste de Molenbeek Saint-Jean à Bruxelles, et invité par le centre culturelle Tahar Haddad à Tunis, avec 4 autres artistes Belges dans le cadre de fun-ARTS 2022 sous le thème expressions croisées.
Dans sa carrière j’ai enseigné le dessin et la peinture dans des écoles primaires, il est rentré au ministère de communauté française en tant que vérificateur des académies artistiques en 2015, il a pris sa retraite en 2019, depuis, il se consacre pleinement à sa peinture. La télévision de Bruxelles lui avait consacré une émission sur sa carrière professionnelle et artistique en 2013, ainsi que tv5 en 1990.Il figure dans le dictionnaire des artistes Belges du 19 IIème et vingtième siècle le dictionnaire PIRON.

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1 comment

Lahousse 24 mai 2022 - 10h19

Il y a des artistes que l’on aurait aimé n’avoir jamais rencontrés, car à la vue de leurs œuvres se crée un manque que seule l’acquisition peut combler. Mohamed Afandi Triqui est de ceux-là, et je dois confesser devoir me contrôler à chaque fois que je vois une autre de ses œuvres.
Mais qu’est-ce qui fait que l’on soit attiré par ces ensembles colorés, « patterns » jetés là sur une toile dans une architecture, formant des masses chaudes, des zones froides que l’ombre sépare ? D’où provient cette force ? Que représentent ces formes et ses agencements que d’aucuns sentiront comme émanant d’eux-mêmes ? Pourquoi un être, un artiste, un fou, s’abandonne-t-il à la recherche, avec une satiété à chaque fois renouvelée dans le but d’exprimer un monde de formes et couleurs ?
Monsieur Triqui dépeint avec faste des paysages inconscients. Face immergée de l’iceberg, elle est aussi vitale pour notre équilibre que l’eau et l’air ne le sont pour notre corps. Cette zone psychique est largement explorée par les artistes de tout temps, mais elle est rarement aussi bien dépeinte que notre ami Mohamed.
L’inconscient recèle de trésors, de monstres et de blessures, et, bien qu’il soit étudié, ses mécanismes sont encore à explorer. Les voici cartographiés, croqués, cristallisés sur des toiles, mémoires de ces plongées.

Jérémie Lahousse

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